
Pourquoi partager sur mon cabinet de psychologue à Tours ?
Vous vous êtes déjà demandé ce que fait votre psychologue quand vous n’êtes pas dans son cabinet ?
Non, elle ne reste pas assise dans son fauteuil à attendre que vous reveniez. (Enfin, pas uniquement.)
Je m’appelle Sandra Da Silva, je suis psychologue à Tours Centre, et je vais vous expliquer exactement comment se structure ma semaine en libéral. Parce que derrière chaque séance, il y a une organisation que peu de gens imaginent — et parce que je pense sincèrement que la façon dont un·e psy prend soin de son propre fonctionnement dit quelque chose de sa pratique.
Le rush du début de la semaine
Les deux cabinets
Les lundis, mardis, et mercredis, je reçois uniquement en cabinet. J’exerce dans deux lieux à Tours Centre : avenue de Grammont et place Rabelais.
Deux adresses, deux ambiances, deux trajets à pied dans la ville, et quelque chose que j’apprécie vraiment : changer d’espace aide à combattre la routine, et permet de toucher plus de monde. Certain·e·s patient·e·s préfèrent un espace, d’autres l’autre. J’ai d’ailleurs rédigé un article sur les problématiques psy des tourangeaux que j’ai l’habitude d’accompagner au cabinet si ça t’intéresse.
L’avantage est que ces deux cabinets sont situés uniquement à quinze minutes à pied l’un de l’autre, en réalité ils sont sur la même (très looooongue) rue, séparés par le jardin des Prébendes. Plusieurs patient·e·s voguent d’un cabinet à l’autre selon les séances, pour des raisons d’agenda, de proximité avec leur travail ou habitation, de préférence géographique ou de décoration.
Le nombre de patient·e·s par jour
Cinq patient·e·s par jour maximum. Généralement 3 le matin, 2 l’après-midi, mais parfois cela s’inverse.
C’est un choix que j’assume pleinement désormais, même si cela a varié selon les années.
Cinq séances de 50 minutes, c’est environ 4 heures de présence clinique active. Et être présente, en thérapie, cela ne veut pas simplement dire « assise dans la pièce », mais plutôt « mobiliser en continu son attention, sa mémoire, sa régulation émotionnelle, sa créativité clinique« . Se souvenir de ce qui a été dit trois séances plus tôt. Faire des liens. Sentir ce qui se passe. Observer le contenu des paroles, ainsi que la communication non-verbale. Réfléchir à ce que l’on va répondre, tout en écoutant la personne.
Je dis souvent à mon entourage que quelque part, les consultations sont une interrogation surprise continue, sur toute une journée. Je ne sais jamais le sujet que l’on va m’apporter, ni ce que je vais devoir répondre aux questionnements des patient·e·s du jour. C’est un sacré exercice quand on y pense !
Par conséquent, au-delà de cinq, je sais objectivement que je suis moins bonne. Je n’ai pas envie de faire trinquer la sixième personne, alors je m’arrête là, sauf urgence absolue.
Tant pis pour la richesse !
L’amplitude horaire
En début de semaine, je travaille de 10h à 19h grand maximum, mais comme ce dernier créneau est toujours fatiguant pour moi (notamment l’hiver), je ne le fais qu’une fois par semaine, même s’il est extrêmement demandé. Je me place une limite claire là-dessus, pour me respecter et être efficace en séance.
Ainsi, malgré les 5 patient·e·s par jour maximum, je peux finir tard, car j’espace beaucoup le rush du matin avec celui de l’après-midi, encore une fois pour me ressourcer.
La gestion des urgences
Je garde également dans mon planning des créneaux d’urgence, c’est-à-dire des plages intentionnellement libres pour les personnes qui traversent un moment très difficile et ont besoin d’être reçues très rapidement. Une personne en crise ne peut pas attendre trois semaines.
Ces créneaux ne sont pas toujours utilisés, et quand ils ne le sont pas, tant mieux — ça veut dire que personne n’en avait besoin cette semaine-là.
Quand ils sont utilisés, cela peut me faire déroger exceptionnellement à ma règle des cinq patient·e·s par jour, et me faire arriver à six. Par contre, jamais plus !
Les temps de pause
J’essaye de ne pas passer directement d’un·e patient·e à l’autre. Entre chaque consultation, je m’accorde 15 minutes pour prendre mes notes de la séance au propre (c’est pour cela que j’écris peu en séance, j’écris après !), éditer la facture et mon cahier de recettes, et relire ce que j’ai noté lors de la séance précédente avec la personne qui suit. C’est aussi parfois mon temps pour répondre aux messages, aller aux toilettes, etc. Si besoin, je l’utilise uniquement pour me détendre après une séance qui m’a impactée.
Ce n’est jamais du temps perdu, c’est entièrement du temps de travail, qui fait partie de ma rémunération via le tarif que vous payez ; il s’agit bien d’un tarif horaire.
C’est du temps de transition — je ferme une parenthèse avant d’en ouvrir une autre. Je redeviens Sandra deux minutes. Honnêtement, cette petite routine change considérablement la qualité de ma présence en séance.
Je fais une pause de 1h obligatoirement après 3 patient·e·s ; et j’ai toujours une 1h de pause déjeûner minimum.
L’accalmie de fin de semaine
Les téléconsultations du jeudi
Le jeudi matin, je reste chez moi et je reçois uniquement en visio.
La téléconsultation, c’est une modalité que j’aime beaucoup et ne perçois pas comme un sous-produit de la thérapie en présentiel, mais comme une façon différente d’être en relation. Pas de trajet, un rapport à l’espace modifié, une intimité particulière. On apprend à lire autrement, à être attentif·ve à d’autres signaux, cela renseigne beaucoup sur les patient·e·s. Certain·e·s s’y épanouissent plus qu’au cabinet. D’autres moins. C’est à voir ensemble.
Je trouve cette modalité très efficace pour pratiquer la thérapie des schémas, même parfois plus qu’en cabinet car la prise de notes est facilitée.
Être en week-end le jeudi
J’exagère un peu le trait, mais effectivement je ne reçois pas en consultation le jeudi après-midi ni le vendredi (enfin, extrêmement rarement). Et je ne m’en excuse pas.
Le contenu de mon jeudi après-midi contenu varie selon ce dont j’ai besoin, et c’est précisément là sa valeur :
- Me reposer : faire mes loisirs, sortir, me cultiver, voir des proches, dormir… Car je le dis sans détour : je suis une meilleure psychologue quand je suis reposée et cultivée, ouverte sur le monde. Mes patient·e·s le méritent, et moi aussi.
- Me former : supervision, lectures cliniques, webinaires, formations continues, contenus d’autres collègues…. Rester à jour, ce n’est pas un luxe académique, c’est prendre soin de mes patient·e·s en leur offrant ce que je sais faire aujourd’hui, pas ce que je savais faire il y a cinq ans. Après une supervision sur un cas complexe, ou la lecture d’un article qui m’a fait réfléchir, j’arrive en séance avec quelque chose de plus. Une acuité différente. Une créativité clinique que la routine de cabinet seule n’aurait pas nourrie.
- Faire évoluer mon entreprise : référencement, communication, réseaux sociaux, rédaction d’articles de blog, préparation de séances, mise à jour du site. Le libéral, ce n’est pas qu’être psychologue, c’est aussi être cheffe d’entreprise. Tout ce travail de fond se passe là, dans ce temps dégagé, et c’est lui qui permet aux bonnes personnes de me trouver, et moi de les aider.
- Faire l’administratif : un cabinet de psychologue à Tours ça génère énormément de charge administrative ! Chaque jour, je reçois plusieurs mails (demandes de 1er RDV, questions, demande de facture ou d’attestation…). Tous les jours, il y a des annulations de dernière minute, des demandes de déplacement de créneaux, des plannings à réorganiser dans l’heure. Ce flux administratif est constant, non négligeable, et fait pleinement partie du métier. Ce n’est pas de la paperasse anodine, c’est ce qui permet à mon cabinet de fonctionner, et à mes patient·e·s d’être accompagné·e·s correctement, y compris entre les séances. Pour ne pas que ça parasite ma disponibilité clinique et mon repos, j’ai fait un choix simple : je réponds aux mails « simples » (qui ne me demandent pas une grande réflexion) les soirs en semaine, et aux mails « complexes » le jeudi.
Le vendredi, je suis assurément en week-end.
Pour conclure, mon cabinet de psychologue à Tours est…
Super. Bien. Organisé.
N’est-ce pas ?
Je ne suis pas disponible sept jours sur sept. Je pose des limites sur le nombre de consultations quotidiennes. Je protège mon temps de repos et de formation. Et je gère au quotidien un volume administratif conséquent qui ne se voit pas de l’extérieur.
Tout ce que je recommande à mes patient·e·s, comme poser des limites, prendre soin d’eux·elles, ne pas attendre d’être à bout… j’essaie de l’appliquer à ma propre vie professionnelle. Cela ne suffit sûrement pas à faire de moi la meilleure psychologue de Tours, mais j’essaye de faire de mon mieux !
Ce n’est pas de la cohérence parfaite, mais c’est une intention que je cultive, semaine après semaine.
Alors, on se rencontre dans mon cabinet psy à Tours ?
